22 mai 2015 – Conférence de M. Thierry Bros: Les exportations d’énergie d’Amérique du Nord peuvent-elles réduire la dépendance de l’Europe à la Russie?

Une conférence en partenariat avec l’Institut des hautes études internationales de l’Université Laval.

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Lieu et heure :

De 12h15 à 13h30
Salle 4.22 (4e étage)
Ministère des Relations internationales et de la Francophonie
525, boulevard René-Lévesque Est

Coût : Gratuit pour les membres / 5 $ non-membres / 10$ adhésion annuelle

Thème:

L’Union européenne (UE) importe 53% de toute l’énergie qu’elle consomme à un coût de 1 milliard d’euros par jour. L’énergie représente plus de 20% des importations totales (90% de son pétrole, 70% de son gaz, 40% de son charbon et de l’uranium).

La Russie fournit 47% de la demande de pétrole et 25% de la demande de gaz de l’Europe. La Russie exporte 66% de son pétrole et de gaz vers l’Europe pour un montant estimé de 180 milliards de dollars américains en 2015.

La sécurité d’approvisionnement est un sujet propre à chaque État membre de l’UE, même si certains sont plus vulnérables que d’autres. Comme le pétrole et le charbon représentent chacun une «commodité » fongible mondiale et que l’uranium est seulement une petite partie du coût total du combustible nucléaire, la question urgente est dans le gaz. Par conséquent, l’une des 5 dimensions de la nouvelle stratégie de l’Union de l’énergie consiste à diversifier les approvisionnements en gaz grâce notamment à de nouvelles sources de gaz naturel liquéfié (GNL) provenant d’Amérique du Nord et d’Australie et du gaz d’Azerbaïdjan via le futur « corridor Sud ».

La première usine de liquéfaction de gaz dans le golfe du Mexique sera opérationnelle d’ici la fin 2015 et 4 autres projets sont déjà en cours de construction aux Etats-Unis (0 au Canada). Les volumes produits seront dirigés prioritairement vers l’Asie, où la demande énergétique reste en forte croissance… Mais la Russie a signé depuis 1 an deux grands contrats gaziers avec les Chinois, limitant donc les débouchés pour le GNL américain. La Russie ne restera donc pas inactive si de trop nombreuses exportations nord-américaines arrivaient en Europe.

Conférencier

M. Thierry Bros

Thierry Bros est, depuis 2010, analyste senior sur les marchés gaziers. En 2007, il a rejoint la Société Générale comme analyste senior actions pour suivre les valeurs gazières pan-européennes. De 2002 à 2007, Thierry représentait la France auprès de l’Agence Internationale de l’Énergie et de la Commission Européenne en qualité d’expert pétrole et gaz au Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Il a ainsi participé à la négociation de la directive européenne sur la sécurité des approvisionnements gaziers et à la rédaction de la loi sur l’ouverture et la libéralisation du marché du gaz en France. Auparavant il a travaillé, pendant 10 ans, au sein d’IFP Énergies nouvelles.

Depuis 2013, Thierry Bros est aussi membre du « EU-Russia Gas Advisory Council »  qui conseille les Ministre Russe et Commissaire Européen de l’énergie sur les problématiques de coopération gazière de long terme.

Thierry Bros est enfin enseignant à Sciences Po et l’auteur du livre « After the US Shale Gas Revolution » paru aux Editions Technip, en 2012.

 

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22 mai 2015 - Les exportations d'énergie d'Amérique du Nord peuvent-elles réduire la dépendance de l'Europe à la Russie?

 

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